Envie de bouquiner pour découvrir l’Afrique?

Auteur d’un premier roman prometteur, d’inspiration autobiographique, Zied Bakir est un jeune écrivain tunisien qui, comme son personnage de L’amour des choses invisibles, a quitté son pays pour venir en France ; il raconte avoir “attrapé une maladie incurable, qui s’appelle la francophilie, donc l’amour de la littérature française, de la langue, de la culture” (franceinfo). En 2010, il autoédite son premier livre, qu’il vend dans les rues de Saint-Germain-des-Prés. Sa soif d’aventure le mènera par la suite de Saint-Jacques-de-Compostelle à la prison en Libye. Dans son livre, l’écrivain relate librement, avec un humour désinvolte et une philosophie entre fatalisme et combativité, ce voyage semé d’embûches.

L’amour des choses invisibles

Grasset – 2021

Un jeune Tunisien francophile et sans-papiers mène une vie de bohème à Paris. À la suite d’une déception amoureuse, notre rêveur décide de revenir dans son pays d’origine, en profitant du dispositif du « retour volontaire », qui encourage les immigrants illégaux à rentrer chez eux.

S’il le fait, c’est pour marcher jusqu’à La Mecque  : il a l’idée chimérique d’inaugurer un chemin de pèlerinage pédestre vers la première ville sainte de l’islam. Seulement, il lui faut pour cela traverser la Libye en pleine guerre civile. Qu’à cela ne tienne  ! La mission du marcheur est sacrée. Il lui arrivera bien des ennuis, qu’il tentera de compenser par une philosophie de la vie faite d’amour, de littérature, d’un fatalisme qui n’empêche pas la combativité, et d’un humour à toute épreuve.

Ce roman aux airs de fable est un hymne à la liberté, celle de penser et d’aller et venir, où l’humour scintille à chaque page.

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